16septembre

Comprendre la Révolution Numérique !

Publié par Xavier Comtesse dans Actualités

Le numérique fait sa révolution parce que les données changent de nature. Faites de nombres et de lettres (donc compatible Excel) les anciennes données deviennent désormais beaucoup plus complexes : qu’elles soient image, son, géolocalisation, etc., les données deviennent non-structurées. Ces nouvelles capacités hardware (GPU) et software (Hadoop, MapReduce, etc.) permettant de traiter ce type de données jusqu’alors intraitables, créent le bouleversement.

Mais la nouvelle donnée trouve aussi son origine dans de nouvelles sources d’approvisionnement comme les capteurs, les objets connectés, les conversations sur les réseaux sociaux, etc. Ces sources fournissent constamment de gigantesques flux de données. On parle en téra (mille milliards), en péta (million de milliards) voir en exa (milliard de milliards) d’où le nom de Big Data. Bien sûr, seuls les algorithmes des ordinateurs sont capables d’appréhender de telles quantité de données.

Donc la première chose à retenir, c’est que la gestion de ces données se fait à l’aide d’environnements algorithmiques.

Une révolution hardware

Il serait cependant faux de croire que la révolution numérique ne soit qu’une révolution soft … non le hardware joue aussi un rôle central dans ce processus. Voilà comment :

D’abord au niveau de la capacité de traitement avec de nouvelles puces électroniques de type GPU empruntées à l’industrie des jeux vidéo.

Ensuite, les capteurs sont essentiels au captage massif de nouvelles données. Ceux-ci deviennent omniprésents sur presque toutes les machines, les instruments électriques ou autres objets de consommation (Internet of Thing).

L’IA fait son entrée fracassante

Avec les algorithmes du « machine learning », le monde a réalisé soudainement la puissance des ordinateurs à percevoir le monde extérieur. Les algorithmes auto-apprenantes se sont mis à reconnaître et à classifier les objets repérés. Cela a permis notamment le développement fulgurant de la voiture autonome (Google Car d’abord, puis toutes les autres).

Mais l’IA, c’est aussi la capacité industrielle de repérer les malfaçons, à reconnaître des visages (police Chinoise) ou encore de fausses déclarations d’assurance (Axa),

La sur-traitance économique

Par opposition à la sous-traitance, les sur-traitants coiffent la chaine de la valeur en s’attribuant le maximum de marges. Ce sont les exemples de Google dans la publicité, d’Apple Store pour les Apps, de Uber pour les taxis, de Facebook dans les réseaux sociaux, de Watson dans la santé qui montrent le chemin. La sur-traitance, c’est le positionnement d’une entreprise au cœur même de l’écosystème qu’elle crée généralement elle-même. Tous les autres acteurs de l’écosystème vont dépendre des plateformes de sur-traitance qui dictent le jeu et récoltent les marges. Cela a été rendu possible grâce à l’apparition des plateformes digitales. La sur-traitance réorganise ainsi des pans entiers de l’économie : la téléphonie, les médias, la marketing, le commerce mais aussi la santé (digital health), la maison (domotique), l’usine (4.0), etc.

Conclusion :

Ce sont en fait globalement « quatre révolutions en une » auxquelles on assiste. C’est pourquoi il y a autant de confusion médiatique autour de ce sujet. Cet article, sorte de petite mise au point, est donc nécessaire il n’est certes pas encore suffisant. A suivre.