11janvier

Levier de Croissance

Publié par Xavier Comtesse dans Actualités

Avec l’arrivée de l’économie algorithmique, on parle de plus en plus des nouveaux leviers de croissance (achetez le Livre sur les nouveaux leviers de croissances ici) !

De quoi parlons nous? De quoi s’agit-il exactement ?

D’abord le monde algorithmique, c’est celui où les algorithmes règnent en maître absolu. C’est « UBER », c’est « AIRBNB » c’est « TWITTER », ce sont plus de 1’800 start-ups de San Francisco qui, toutes revisitent l’ancien monde de l’économie pour ajouter des fonctionnalités nouvelles tout en remplaçant les anciennes entreprises. C’est violent, c’est irréversible car leur capacité de (re)définir les règles des modèles d’affaires est très efficace. Voyez le business des chauffeurs de taxi revisité par « UBER » … impressionnant et implacable… pour comprendre cette nouvelle économie, il faut comprendre que des algorithmes peuvent remplacer le travail humain et offrir beaucoup plus de fonctions sur des plateformes virtuelles supportées par Internet. Le secret est dans l’automatisation des procédures anciennes doublées de fonctions nouvelles…

Ensuite, le concept de levier de croissance tel qu’il est exprimé aujourd’hui est en fait, un phénomène bien connu par les entreprises qui ont toujours cherché à croître mais aujourd’hui avec notamment les nouvelles technologies mobiles, le monde entrepreneurial va essayer de reformuler une approche plus efficace, plus technologique. Donc le sujet de cet article tournera autour de cette nouvelle donne, à savoir la capacité de créer de la croissance dans un monde en transition économique et technologique permanent.

D’abord, il faut savoir que les leviers de croissance pour une entreprise sont maintenant bien répertoriés. Ils sont exactement au nombre de sept : (1) améliorer l’opérationnel et surtout les marges, (2) faire partout la chasse aux gains en productivité, (3) augmenter le volume de vente avec la clientèle actuelle, (4) chercher plus généralement à agrandir le marché, (5) acquérir des concurrents, (6) se connecter à l’écosystème et (7) innover.

Ensuite, les pouvoirs publics peuvent non seulement classiquement intervenir sur les conditions cadres que sont la fiscalité, les lois, les infrastructures ou la bureaucratie mais ils peuvent aussi imaginer des formes plus atypiques d’intervention comme par exemple sur la culture et la classe créative.

Faisons un rapide tour d’horizon des idées à disposition des entrepreneurs pour accomplir une telle nouvelle tâche:

1.- créer une culture de la marge (de chercher à faire ou à vendre de la marge) en favorisant l’esprit de réussite et de risque plus que l’esprit de normalité et du moindre risque en organisant des réflexions internes pour dégager plus de marge à chaque niveau de l’entreprise. Etablir en quelque sorte un protocole de chasse à la marge

2.- enseigner les techniques de productivité comme le « 6 sigma » partout dans l’entreprise.

3.- transformer le concept de « Client-Roi » en « Client-Connecté » pour accroître les relations avec lui propice à une croissance des affaires.

4.- agrandir les marchés en créant des incitations financières par exemple à la créativité des employés et pas seulement aux chiffres d’affaires réalisés par ceux-ci.

5.- organiser des foires de recrutement afin d’acquérir des nouvelles compétences pas forcément planifiée notamment dans le cadre générationnel du passage des « baby boomers » à la retraite.

6.- favoriser l’éclosion d’écosystème industrielle qui au-delà du concept de cluster impliquera tous les acteurs d’une chaine de la valeur y compris les régulateurs et les clients-consommateurs (comme les actions entreprises par le CDE, éditeur de ce journal)

7.- lancer des initiatives entrepreneuriales dans le domaine de l’innovation de rupture ou algorithmique, seules moyens véritables qui seront capable de créer des emplois en cherchant plus à faire éclore la créativité que l’innovation incrémental.

Bref, il s’agit pour une fois d’inventer notre futur chez nous sans aller chercher des modèles ailleurs comme on l’a tellement prôné ces dernières décennies notamment avec le modèle de la Silicon Valley. Entre parenthèse, ce modèle californien n’a finalement été imité par personne, nulle part ! On devrait d’ailleurs se poser la question de cet échec collectif et planétaire mais c’est un autre sujet. Une autre question plus présente c’est le besoin en personnel bien formé au technique de l’algorithmique. Et là aussi il faut bien convenir que la Suisse se trompe de combat. En effet, on vient de vivre plusieurs mois de guère des langues dans l’enseignement (français ou pas au primaire pour les suisses allemands et l’inverse pour les romands) alors que le véritable enjeu urgent pour notre avenir et la mathématique !!!

Pour en finir avec le concept de « levier de croissance », on peut dire que les chefs d’entreprises sous la pression de la mondialisation, de la fiscalité uniformisée, notamment européenne doivent absolument mettre en place une nouvelle politique de développement crédible s’ils veulent garantir à long terme le bien être des employés. Ils vont donc naturellement se tourner vers cette toute nouvelle approche pragmatique mais bougrement efficace qu’est celle: des « nouveaux leviers de croissance ».

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